Paris ne croit pas aux larmes

Dans le baptême des poèmes haïku de Cristina Hermeziu, je n’ai plus sentie le froid…
 
Une poésie reportage, car le reportage c’est une manière très intense pour regarder autour de nous. Surtout dans le contexte actuel quand la majorité regarde autour à l’aide d’un écran; à croire que les gens ne savent plus observer la réalité. Peut-être juste de temps en temps pour voir comment la lumière apparait après la pluie et publier l’arc en ciel sur Facebook.
Le reportage permet de regarder les gens dans les yeux ou encore les détails de leurs vies afin de trouver une façon de l’exprimer.
La poésie fait de même, elle nous permet un regard poétique sur la réalité. Par la poésie la réalité devient en quelque sort augmenté.

Je remercie Cristina pour l’occasion qu’elle nous a donnée, de découvrir un style particulier de poésie, une manière vivante d’exprimer ce qui marque  nos vies à un certain moment.

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La révolution des cierges

L’icône comme personnage central fut le thème de la troisième rencontre littéraire. La décente aux enfers au plus précis…comme fut aussi ma journée d’hier. La décente aux enfers à côté d’une amie qui apprend à se séparer de son enfant. Et puis, la résurrection, dans l’Église, embrasée par les vêpres et les amis.
S’il faut décrire la soirée par un mot, je dirais qu’elle a été pétillante. Par sa fraîcheur et sa joie, Olga Lossky a su guider notre regard intérieur vers l’icône du « Christ aux enfers ». C’est d’abord l’enfer d’un peuple, d’une femme et d’un moine qui a presque synchronisé la peinture d’une icône avec le sort d’un pays aux portes de la tourmente révolutionnaire.
Amoureuse de l’Histoire (l’histoire avec un grand H) l’auteur sait nous indiquer la porte qui nous fera voir la révolution de l’intérieur par l’intermède de deux personnages ordinaires.
Mais les lignes de la fracture ne passent pas entre les gens mais à l’intérieur des gens…
 
Son objectif c’est aussi de mettre en scène le mystère et tout un questionnement autour de l’icône qui n’est pas un simple tableau à admirer, non, l’icône c’est de la théologie en image. Autrement dit l’icône c’est la Révélation en images. Mettre l’icône au cœur de notre spiritualité c’est vivre dans le rayonnement de cette icône, c’est vivre aussi les scènes que nous représentons, c’est à dire: la mort et la résurrection du Christ.
Son roman est avant tout une interrogation face à la foi dans l’histoire revisitée d’une révolution.
 
S’il faut retenir une « image » à partir des discussions qui s’en suivirent je retiendrai celle-là : « Dieu n’a pas de petits enfants ». Autrement dit la foi ne se transmet pas. A nos enfants ce qu’ont peut leur transmettre c’est cet amour pour la foi et pour Dieu, mais il y a un moment où on fait ce choix très personnel de la foi, du cheminement vers le Christ et ça on ne peut pas leurs transmettre. On peut donner des directions mais c’est à peu près tout ce qu’on peut faire.
 
Et pour finir: ce ne sont pas les cierges qui réchauffent l’Église mais le cœurs des femmes et des hommes.
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« La nuit de feu »

L’atelier du 13 novembre fut la rencontre avec un morceau de nous-même, un doux combat contre la certitude et la découverte d’un auteur dont le cœur, rempli de sincérité, déborde.

Nous avons aimé l’hospitalité de son livre, une hospitalité qui déconcentre parfois mais qui embrasse toujours avec chaleur chaque lecteur qui descende les mots de son aventure.

« On est tous des émergés du désert avec les Tables de la Loi dans les mains », partie d’une conscience qui constate qu’elle existe, privée de contenu, et qui tend vers l’expérience de l’inoubliable… Cette soif de l’inoubliable nous a tous habité hier soir et nous a permis de nous déplier avec la conscience d’une reconnaissance sans fin envers Celui qui nous dépasse.

Partie avec la conviction que « quelque part son vraie visage l’attend », l’auteur fini « enseveli » par un constat «tout a un sens». Joie et flamme, la foi est différente de la preuve.  En épousant la lumière, la confiance… offre une façon d’habiter le mystère.

Nous avons retenu qu’à l’inverse de l’angoisse, la joie nous intègre au monde et nous met en face de Dieu. « La joie nous conduit à l’humilité ». Ces simples mots m’ont beaucoup touché. Je me suis rendu compte que je n’avais jamais envisagé la joie comme précédant de l’humilité.

Nous avons transposé la joie en reconnaissance et avons finis notre rencontre en évoquant ce qui un jour a pu ressembler à une décente de la grâce dans nos cœurs.

En guise de conclusion : Prière d’abandon de Charles Foucauld :

« Je m’abandonne à Toi,

Fais de moi ce qu’il Te plaira.

Quoi que Tu fasses de moi,

Je Te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout,

Pourvu que Ta volonté se fasse en moi, en toutes Tes créatures.

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre Tes mains.

Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,

parce que je T’aime, et que  ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car Tu es mon Père. »

Un grand merci aussi à Ioana Capitaneanu pour nous avoir fait découvrir l’auteur.

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Le courage Steinhardien

Parce qu’on a besoin de se trouver et de se retrouver, on vous invite dans « un voyage » afin de partager les uns aux autres nos lectures, nos voix, nos silences… et de traduire par vos réflexions « le courage » comme témoignage du Christ.
Parce que c’est « d’Amour et de sens » que nous avons faim, nous vous proposons comme premier thème le « Courage Steinhardien », peut-être le plus à même d’ouvrir nos cœurs vers un dialogue.

Un grand merci à Ramona Voicu pour sa présence.

Le premier atelier littéraire, a eu lieu mardi 29 mars, 19h à la Crypte St. Sulpice

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Quelques mots

« Littéramorphose » est un moment de rencontre avec le « nous » le plus intime de nos lectures. C’est un moment qui suscite et sollicite la créativité des participants à travers la parole. C’est une parole qui embrasse et qui habite un lieu et des personnes en Christ. C’est un exercice de lumière et de silence chaleureux et convivial où nous accueillons ceux qui aiment lire ou écrire ou tout simplement écouter.

Dans un monde «programmé» par Facebook et Google, il y a le risque d’oublier qu’on est vivant et que le vivant ne se résume pas à une « liste d’actualités » proposé par des technocrates ou autres « philosophes de produit ». Vivre c’est aussi rendre grâce à la vie et, la littérature, l’écrit plus particulièrement c’est un de ces moments où on s’arrête pour rendre grâce. C’est le témoignage d’une vie parfois, de l’histoire d’un peuple, c’est tout simplement le témoignage de la rencontre avec autrui.